Ils avaient cambriolé le domicile d’un parlementaire: Trois ans de prison pour les coupables
Le tribunal criminel d’Oran a jugé la semaine passée six personnes impliquées dans une affaire d’association de malfaiteurs et de vol commis de nuit au domicile de Ch. Mokhtaria, membre de l’APN. À l’issue des délibérations, trois des accusés ont été condamnés à trois ans de prison ferme alors que les autres ont été acquittés.
Le ministère public avait requis 12 ans de prison pour quatre accusés détenus, et deux ans de prison aux deux autres prévenus qui comparaissaient libres.
L’affaire remonte au 26 septembre 2022, à 21h, lorsque les services de sécurité ont reçu un appel sur le numéro vert signalant un cambriolage. La victime, Ch. Mokhtaria, de retour d’Alger, a découvert que son domicile, situé dans le quartier Émir Abdelkader, avait été cambriolé durant son absence, du 18 au 26 septembre.
Sur place, les forces de l’ordre ont constaté des traces d’effraction du portail en fer, ainsi que sur le portail électrique du garage, laissé entrouvert. Les cambrioleurs s’étaient introduits au rez-de-chaussée avant d’accéder à l’étage, en brisant la serrure de la porte.
La victime a déclaré le vol de 372 millions de centimes, 2.000 euros et 450 dollars, une boîte de bijoux et un véhicule immatriculé à l’étranger,
Des documents importants liés à son activité dans le secteur immobilier, des documents juridiques liés à un litige avec l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) de Mascara, un permis de conduire et des chéquiers ont été également volés.
L’enquête s’est appuyée sur les enregistrements de caméras de surveillance du quartier. Des individus ont été repérés à proximité du domicile de la victime, notamment dans un café voisin, ainsi que deux véhicules suspects.
Grâce à la coopération des opérateurs de téléphonie mobile, les autorités ont pu identifier certaines personnes présentes sur les lieux au moment des faits. Les suspects aperçus sur les images ont été interpellés.
L’un des accusés, W.M., a reconnu s’être trouvé dans un café du quartier avec deux amis, mais a nié connaître la victime. M.H., un autre accusé, a déclaré résider dans le quartier et faire des courses ce soir-là. Un troisième, également prénommé W.M. et habitant Sidi El Houari, a été filmé près du domicile. Deux individus sont ensuite montés dans son véhicule.
Un autre suspect, originaire de Sidi Bel-Abbès, a été identifié comme ayant utilisé un téléphone volé appartenant à la victime. Il a affirmé l’avoir acheté à une connaissance vivant à Oran. Les deux autres accusés, placés sous contrôle judiciaire, ont nié en bloc toute implication dans l’affaire.
Lors du procès, la partie civile a souligné l’importance des documents volés, notamment ceux liés à un projet immobilier avec l’OPGI de Mascara, insinuant un acte de sabotage orchestré par des parties intéressées. Elle a dénoncé des failles dans l’enquête, citant des suspects non entendus.
La défense des accusés, quant à elle, a plaidé la non-culpabilité, affirmant qu’aucun des prévenus n’a été formellement identifié sur les images des caméras de surveillance.
Zemmouri L.
