Les orientations du PLF 2026 saluées

Le docteur Ahmed Haïdoussi, analyste et expert en économie, a salué les grandes lignes du projet de loi de finances (PLF) 2026, adopté dimanche par le Conseil des ministres.
Intervenant, hier, sur la Chaîne I de la Radio nationale, il a souligné que les orientations fixées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune — notamment l’absence de nouvelles taxes susceptibles d’alourdir le fardeau des citoyens — traduisent une nouvelle fois « la fidélité de l’État algérien à sa vocation sociale », constante depuis 2020.
Selon lui, cette approche « équilibrée » ne contredit pas le cap économique actuel, fondé sur le soutien à la croissance, la stimulation de l’investissement et la hausse de la dépense publique, tout en préservant le pouvoir d’achat et la disponibilité des produits de base. Il a rappelé que l’élaboration du PLF 2026 intervient dans un contexte économique plus favorable que l’année précédente, marqué par la baisse du taux d’inflation à 4 %, contre 9 % en 2022 — un signe encourageant d’un retour progressif à la stabilité et d’une meilleure maîtrise des prix.
L’expert a également mis en avant les marges de manœuvre dont disposera le gouvernement l’an prochain, grâce notamment à la décision de la Banque d’Algérie de réduire le taux d’intérêt directeur de 3 % à 2 %. Cette mesure, a-t-il noté, « devrait faciliter l’accès au crédit pour les particuliers et les entreprises, accroître la liquidité sur le marché et soutenir la relance du tissu productif ».
Pour Haïdoussi, l’année 2026 pourrait ainsi devenir « celle des grands investissements », conformément à la vision du Président Tebboune visant à attirer davantage de capitaux nationaux et étrangers, à diversifier les activités économiques et à renforcer la croissance à travers une politique d’investissement durable. Il a souligné que la montée en cadence de la production nationale contribue déjà à la maîtrise de l’inflation, saluant à la fois « la discipline des consommateurs » et «l’effort accru des opérateurs économiques ».
Sur le plan externe, le spécialiste a fait preuve d’un optimisme prudent : malgré les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est ou en Ukraine, l’Algérie bénéficie, selon lui, « d’une marge de flexibilité » lui permettant d’amortir les chocs internationaux. Il a toutefois averti contre la volatilité des prix du pétrole et les effets du changement climatique, qui exigent, a-t-il dit, « une adaptation permanente des politiques économiques nationales ».
Évoquant enfin la rencontre récente entre le Président Tebboune et les opérateurs économiques, Haidoussi y voit « un signal fort de confiance mutuelle ». Plus de 17 000 projets d’investissement ont été enregistrés auprès de l’Agence nationale de promotion de l’investissement (AAPI), susceptibles de générer plus de 420 000 emplois directs et indirects. Le véritable enjeu, a-t-il insisté, « réside désormais dans la concrétisation rapide et efficace de ces projets ».
L’expert a également salué la volonté présidentielle de moderniser l’Office national des statistiques (ONS), qualifiant cette réforme de « nécessaire et stratégique ». Il a estimé que « la création de bureaux régionaux interconnectés permettrait une meilleure remontée de données en temps réel, essentielle à la formulation des politiques publiques ». Selon lui, cette modernisation doit s’accompagner d’une structuration moderne et d’une intégration du concept d’anticipation, afin de fournir aux décideurs des informations fiables sur l’économie, l’éducation, la recherche et la technologie. « C’est à travers la donnée exacte que se construit la décision juste », a-t-il conclu.
Ch.G

Bouton retour en haut de la page