Médiation de la République: Le plus de la numérisation des registres de plaintes

Le registre des plaintes, désormais numérisé et unifié dans l’ensemble des administrations, s’impose comme la pièce maîtresse du dispositif voulu par le président Abdelmadjid Tebboune pour rapprocher l’État du citoyen. C’est ce mécanisme, réactivé sur instruction présidentielle, que l’invité de la Radio nationale, le Médiateur de la République, Mohamed Hattab, a mis en avant hier lundi,
Aussi chaque responsable est désormais tenu de répondre aux préoccupations consignées dans ce registre, qui permet en outre de transmettre les doléances aux autorités locales et centrales sans que le citoyen ait à se déplacer. Un changement de méthode qui s’inscrit dans la continuité d’un mouvement de fond engagé depuis plusieurs mois : le médiateur de la République avait déjà insisté, lors d’une visite de travail dans les wilayas de Ouled Djellal et de Biskra, sur l’importance du processus de numérisation du registre de doléances des citoyens, soulignant que l’administration doit utiliser la numérisation comme clé de la transparence pour permettre au citoyen de suivre le traitement de ses observations via des plateformes électroniques consultables en temps réel par les autorités.
Nommé à la tête de l’institution en avril dernier, Hattab s’appuie sur des chiffres qu’il égrène volontiers pour démontrer l’utilité du dispositif. Depuis la création de l’institution du Médiateur, plus de 1,37 million de plaintes et requêtes ont été reçues et analysées, un volume qui a permis, selon lui, d’identifier les principales préoccupations des citoyens et d’y apporter des réponses concrètes. Pour le seul premier semestre 2026, 13 649 requêtes ont été traitées, avec une issue positive pour plus de 6 000 d’entre elles – un taux de résolution supérieur à 40 % que le Médiateur présente comme un indicateur d’efficacité du nouveau système.
Ces chiffres nationaux trouvent un écho dans les bilans locaux que l’institution publie au fil de ses tournées de terrain : la délégation locale de la wilaya de Biskra a ainsi accueilli 6 129 citoyens depuis 2021 et enregistré 1 415 requêtes, dont 307 liées au développement, tandis qu’à Ouled Djellal, 578 citoyens ont été reçus et une centaine de requêtes liées au développement traitées depuis 2025.
Cette logique de proximité explique les déplacements répétés du Médiateur dans les wilayas du Sud. Sa visite récente à In Guezzam s’inscrit dans cette série : Mohamed Hattab s’y est rendu dans le cadre de l’exécution des orientations présidentielles portant sur l’amélioration du service public, inspectant plusieurs structures et équipements pour s’enquérir des conditions d’accueil et de prise en charge des citoyens. Sur place, il a tenu à rappeler que les missions de l’institution ne se limitent pas à la réception des plaintes, mais consistent aussi à proposer des solutions susceptibles de développer la relation entre l’administration et le citoyen, le critère de réussite du service public restant le degré de satisfaction de ce dernier à l’égard des prestations qui lui sont fournies. L’objectif affiché par Hattab est sans ambiguïté : faire en sorte que les services publics du Sud offrent la même qualité que ceux du Nord.
Le Médiateur a enfin précisé que son institution travaille en coordination avec l’ensemble des ministères et organismes publics, chacun ayant désigné des points de contact chargés de répondre aux plaintes et courriers des citoyens – un maillage administratif présenté comme la condition de réussite de l’ensemble du dispositif.
D.Z

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