Projets miniers : Tebboune s’enquiert de la situation
Le suivi présidentiel des projets structurants dans le secteur des mines et de la métallurgie à Annaba et Béjaïa traduit une volonté politique forte de les accélérer et de garantir leur concrétisation dans les délais.
A ce propos, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, mardi, une réunion de travail consacrée au suivi de l’état d’avancement des grands projets structurants. Il s’agit du projet de phosphate intégré Bled El Hadba-Oued Kebrit-Annaba, de la ligne minière Est, du projet d’extension du port d’Annaba, du complexe de traitement du minerai de fer de Gara Djebilet à Toumiat dans la wilaya de Béchar, en sus du projet de la mine de zinc-plomb d’Oued Amizour dans la wilaya de Béjaïa.
Invité hier mercredi sur la Radio nationale, l’économiste Hakim Bouharb a expliqué que cette réunion présidée porte plusieurs messages. Elle confirme la rigueur et le sérieux dans la gestion des grands projets, le contrôle de l’avancement des engagements annoncés et l’exigence du respect des échéances, tout en levant les obstacles financiers, administratifs et techniques.
Selon lui, cette implication directe de la présidence illustre l’importance stratégique accordée au secteur minier, considéré comme un moteur essentiel de la diversification de l’économie nationale et un moyen de réduire la dépendance aux hydrocarbures. C’est aussi un signal adressé aux acteurs économiques : l’Algérie s’oriente résolument vers une transformation qualitative de l’investissement minier et vers une contribution accrue de ce secteur à la croissance.
Bouharb a rappelé que l’État continue de donner la priorité aux mines dans sa stratégie de diversification des revenus, en misant sur le développement des industries de transformation et en évitant de se limiter à l’exportation de matières premières. Cette orientation vise à accroître la valeur ajoutée des ressources minières et à renforcer l’industrie nationale.
Le chercheur a souligné que l’enjeu majeur de ces projets est d’augmenter les exportations hors hydrocarbures, notamment les produits miniers et les engrais, afin de générer des devises supplémentaires. Il s’agit aussi de soutenir les industries locales, de créer des emplois directs et indirects dans les mines, l’industrie, le transport et les services, et d’améliorer les infrastructures, en particulier les lignes ferroviaires et les ports.
En conclusion, Bouharb estime que si ces projets atteignent la phase de production commerciale dans les délais fixés, le secteur minier pourrait devenir, dans les prochaines années, le deuxième contributeur aux recettes nationales après les hydrocarbures. Mais il avertit que ce potentiel dépendra de la mise en œuvre effective des projets et de la pérennité de la production.
M. Salah
