Ce que j’en pense: Adidas, LE pied dans le plat

Par Moncef Wafi

« Impossible is nothing », le célèbre slogan de la firme allemande aux trois bandes n’a jamais sonné aussi faux que ces derniers jours à la faveur d’une campagne publicitaire censée promouvoir son service « Single Shoe » destiné aux personnes amputées. En gros, Adidas propose une chaussure à l’unité, à moitié prix pour les « n’ont qu’un pied ». Mais en mettant en scène un ancien soldat israélien blessé à Ghaza en 2021, la marque à mis LE pied dans le plat.
De tous les amputés du monde, elle a choisi un tueur d’enfants pour représenter les valeurs humaines qu’elle croit véhiculer. Adidas n’en est pas à sa première provocation puisqu’elle avait simplement retiré, en juillet 2024, Bella Hadid de son opération de communication autour de la diversité et de l’inclusion. La firme a abdiqué devant l’offensive médiatique des pro-sionistes qui reprochaient au mannequin ses prises de parole en faveur de la cause palestinienne. Adidas s’est alors fendue d’un communiqué sentant fort la serpillière mouillée pour demander pardon au peuple élu et signer un chèque pour les descendants de la shoah encaissé par Bibi.
Il est de notoriété publique que lorsque Israël éternue, l’Allemagne s’enrhume, mais à ce niveau de servitude, même la France, premier kibboutz en Europe, sait bien se tenir. En effet, l’ancien IIIe Reich n’en finit plus d’expier l’œuvre incomplète de Hitler et de se flageller à la mémoire sonnante et trébuchante du million de juifs disparus pendant la 2e Guerre mondiale. Le chancelier Mertz l’a clairement dit : Israël est notre maître et les Allemands de leur servir de paillasson. Une responsabilité historique héritée et imposée de force par les Américains. La soumission a été telle que la Saxe-Anhalt avait conditionné l’acquisition de la nationalité allemande à une déclaration explicite de reconnaissance de l’État d’Israël. Le résultat ne s’est pas fait attendre puisque l’AfD, le parti d’extrême-droite, est arrivé largement en tête lors de l’élection de ce dimanche dans le Land. Le message était clair : ras-le-bol de baisser son froc devant un régime d’apartheid.
Face à l’hypocrisie cynique d’Adidas, une campagne de boycott a été lancée, raillée par Shalev Biton, le fameux estropié de la pub. L’acteur espagnol Javier Bardem, l’écrivaine américano‑palestinienne Susan Abulhawa ou encore l’autrice pakistanaise Fatima Bhutto ont également appelé au boycott.
Selon l’OMS, entre 5 000 et 6 700 amputations traumatiques ont été recensées à Ghaza depuis octobre 2023, avec des dizaines de milliers de blessés nécessitant des soins de réadaptation. Un quart des victimes sont des enfants dont beaucoup ont été amputés sans anesthésie.
Alors, n’achetez plus Adidas, ni chaussures, ni chaussettes, ni survêt, rien qui vous rappelle un soldat d’une armée génocidaire gambadant avec une prothèse payée par l’argent des enturbannés alors que des milliers d’enfants palestiniens, iraniens, yéménites, libanais, syriens, afghans… continuent de ramper pour se déplacer.
Même si la firme a présenté, entre-temps, ses excuses à propos de la participation du sosie de Shalit, le mal est fait. Alors, la moindre chose que vous pouvez faire en soutien aux enfants de Ghaza est de continuer à boycotter Adidas, Nestlé, Coca, L’Oréal, Puma, Marlboro, Zara…

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