Violences faites aux femmes: L’Algérie présente ses mécanismes de protection

Près de 7 500 plaintes pour violences faites aux femmes ont été enregistrées en Algérie en 2024, en hausse de 12,4 % sur un an selon les chiffres officiels : c’est ce contexte que la délégation algérienne a mis en avant en présentant, au Forum social mondial de Cotonou (Bénin), l’expérience nationale de prise en charge des femmes victimes de violences.
Organisé par la délégation algérienne, l’atelier intitulé « Comment prendre en charge les femmes victimes des différentes formes de violence » a permis de passer en revue les mécanismes mis en place par l’Algérie dans ce domaine. La présidente du Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme, Nadia Aït Zaï, y a présenté la stratégie nationale de lutte contre ce phénomène ainsi que l’arsenal juridique qui réprime les différentes formes de violence à l’encontre des femmes.
Mme Aït Zaï a précisé que la législation algérienne criminalise cinq types de violence, la loi consacrant également la protection de la femme dans les espaces privé, professionnel et public. Elle a par ailleurs détaillé les différents dispositifs de prise en charge des victimes, parmi lesquels les numéros d’urgence, les centres d’accueil pour femmes, ainsi que la plateforme numérique « Himayati », lancée en septembre 2025 et qui permet aux femmes de signaler en ligne les violences qu’elles subissent.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la participation de la délégation algérienne au Forum social mondial, espace d’échange d’expériences entre représentants de la société civile de différents continents autour des questions sociales, humaines et de développement.
M. Salah

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