Il dealait à l’université: Un étudiant risque l’aggravation de sa peine en appel
L. Aziz, âgé de 29 ans, a comparu dimanche dernier devant le tribunal d’appel d’Oran pour répondre des accusations de détention et commercialisation de stupéfiants à l’université Oran 2. Accusations pour lesquelles il avait déjà été condamné en première instances à cinq années de prison ferme assortie d’une amende de 100.000 dinars.
Les faits remontent à novembre dernier, lorsque des informations sur une transaction de psychotropes à l’intérieur de l’université de Belgaid ont été transmises aux services de sécurité. Une enquête a été ouverte avec l’autorisation du Parquet et menée sur place. L. Aziz a été suspecté d’écouler des psychotropes à des étudiants et a été arrêté en possession de sept comprimés de prégabaline.
Confronté à ces faits, il a expliqué que ces stupéfiants étaient pour sa propre consommation. Cependant, lors de l’examen des caméras de surveillance, il a été filmé en train d’écouler des psychotropes. Malgré cela, il a persisté à nier les accusations.
Devant le tribunal d’appel, L. Aziz a maintenu ses déclarations, affirmant qu’il était consommateur mais ne commercialisait pas ces substances. Le représentant de l’université, qui s’est constituée partie civile, a souligné que ces actes avaient pris des proportions alarmantes et que cette affaire n’était pas un cas isolé car plusieurs personnes avaient déjà utilisé l’enceinte universitaire pour écouler des stupéfiants.
Le représentant du ministère public a requis l’aggravation de la peine contre L. Aziz. En revanche, la défense a plaidé la non-culpabilité, insistant sur le fait que même s’il était consommateur, cela ne faisait pas de lui un dealer.
Zemmouri L.