Avec la bénédiction de Trump : Israël reprend son génocide contre Ghaza

La bande de Ghaza s’est réveillée une fois de plus sous un déluge de feu. Après une accalmie relative de deux mois, l’occupation sioniste a repris son offensive meurtrière avec une brutalité inouïe.
Dans la nuit de lundi à mardi, plus de 404 Palestiniens, en majorité des femmes et des enfants, ont été tués dans des frappes aériennes d’une violence extrême. « Le ministère de la Santé a enregistré plus de 400 martyrs, en majorité des enfants et des femmes palestiniens, et des centaines de blessés, dont des dizaines sont dans un état critique », a déclaré Mohammed Zaqout, directeur du ministère de la Santé à Ghaza.
Ce massacre s’inscrit dans la continuité d’un génocide en cours. Depuis le 7 octobre 2023, les forces sioniste ont assassiné plus de 48 577 Palestiniens et blessé 112 041 autres. Ces chiffres terrifiants ne sont que la face visible de l’horreur, alors que des milliers de corps restent prisonniers sous les décombres.Alors que les bombardements redoublent d’intensité, l’implication occidentale dans ce carnage ne fait plus aucun doute. Karoline Leavitt la porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé que le gouvernement israélien a coordonné la reprise des attaques avec l’administration Trump, prouvant une fois encore que Washington offre un blanc-seing à Tel Aviv pour poursuivre son projet colonial et exterminateur.
En pleine nuit, « 100 avions ont participé aux frappes sur la bande de Ghaza », selon un communiqué de l’armée sioniste. Khan Younès, Rafah, Jabalia, Beit Hanoun : aucun quartier, aucun camp de réfugiés n’a été épargné. À l’hôpital européen de Rafah, 57 corps ont été admis après les frappes israéliennes, tandis que « 25 Palestiniens ont été tués dans le bombardement d’une école abritant des déplacés », selon des médias palestiniens.
Le drame dépasse les seuls bombardements. Le système de santé, déjà exsangue après plus de 15 mois de guerre et de siège, est en phase d’effondrement total. « Nous n’avons plus les moyens d’accueillir les blessés », a alerté Mohammed Abou Salmiya, directeur de l’hôpital Al-Shifa. « Nous entendons les victimes sous les décombres, mais nous sommes impuissants à les secourir. »
Plus de 400 martyrs
Le directeur général du ministère de la Santé, Mounir Al-Bursh, a lui aussi lancé un cri d’alarme : « 25 hôpitaux sur 38 sont hors service. Sans aide extérieure immédiate, nous assisterons à un massacre encore plus effroyable. »
L’entité sioniste ne se contente pas de tuer à coups de missiles : elle affame, prive d’eau et empêche les soins. Cette politique de punition collective est une violation manifeste du droit international humanitaire, mais aucune sanction n’est envisagée. Pire encore, les capitales occidentales persistent à parler du « droit d’Israël à se défendre », ou se contentent de condamnation vide dans un mépris absolu pour la vie palestinienne.
La trêve, entrée en vigueur le 19 janvier, a volé en éclats sous les ordres directs du « maître des assassins », Benyamin Netanyahou, comme le qualifie même un député israélien Ofer Cassif. Dans un communiqué cinglant, le Hamas a dénoncé « l’agression traîtresse » de l’occupant et a averti que Netanyahou et son gouvernement « ont pris la décision de renverser l’accord de cessez-le-feu, mettant en péril le sort des prisonniers sionistes à Ghaza. »
De son côté, le Jihad islamique a accusé Netanyahou d’avoir « intentionnellement saboté toute tentative de paix » pour prolonger son règne politique chancelant. Il apparaît désormais évident que cette guerre n’est pas seulement menée contre les Palestiniens : elle est également un outil cynique utilisé par Netanyahou pour se maintenir au pouvoir face aux crises politiques internes d’Israël.
Devant cette horreur, l’inaction de la communauté internationale est une complicité. Les Nations unies, le Conseil de sécurité et les institutions dites « défenseurs des droits humains » observent, impuissants, pendant qu’Israël continue son entreprise génocidaire. Les appels à un cessez-le-feu urgent se heurtent au mur de l’hypocrisie occidentale, dominée par des États-Unis garants de l’impunité israélienne.
Face à ce silence criminel, il revient aux peuples du monde de se lever avec force et détermination. Plus qu’un devoir moral, la solidarité avec la Palestine est un impératif historique. Il ne suffit plus de dénoncer : il faut agir, résister, et exiger des sanctions immédiates contre l’occupant. L’oubli est un luxe que les victimes de Ghaza ne peuvent se permettre, et l’inaction un crime dont les générations futures demanderont des comptes.
Djamel Hamdan
