Pénurie des anticancéreux: La PCH précise et rassure

Face à la polémique naît sur la pénurie des anticancéreux, la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) a affirmé, jeudi dans un communiqué, que ces médicaments étaient disponibles, rassurant sur la garantie de l’accès au traitement pour chaque patient en temps voulu et sans interruption.

«Suite aux informations relayées récemment sur certains réseaux sociaux concernant une pénurie des anticancéreux et des médicaments hospitaliers, la PCH rassure tous les malades et l’opinion publique nationale que le taux de disponibilité de ces médicaments vitaux dépassait 93% au niveau national, tout en assurant l’approvisionnement continu et suffisant afin de couvrir les besoins de l’ensemble des établissements hospitaliers», a précisé le communiqué.
«Aucun cas de pénurie n’a été enregistré», selon la PCH, soulignant qu’«au contraire, une plateforme électronique reliée aux hôpitaux permettant de connaître et d’évaluer le stock de médicaments existant au niveau de la PCH», d’autant plus qu’«elle œuvre de manière permanente, régulière et continue à fournir ces médicaments à tous les malades, à travers une coordination rigoureuse avec l’ensemble des acteurs de la chaîne d’approvisionnement afin de garantir l’accès au traitement pour chaque patient en temps voulu et sans interruption».
Dans le cadre de cet engagement, a indiqué la même source, la PCH a consacré «le plus grand budget de son histoire à l’acquisition de médicaments, particulièrement des anticancéreux, soit un montant de 84 milliards DA, sans oublier le montant restant de son budget destiné à la couverture de tous les besoins médicaux des hôpitaux, conformément aux directives du ministère de la Santé, et ce dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action pour le malade (PAM)».
«Une grande partie de ce budget record est dédiée à l’acquisition de médicaments innovants et de qualité supérieure, permettant aux patients de bénéficier de protocoles thérapeutiques internationaux de pointe, afin d’améliorer la prise en charge sanitaire et d’être au diapason des normes médicales internationales».
La PCH a, en effet, relevé que «certains médicaments, locaux ou importés, pouvant enregistrer une pénurie au cours de cette année, font l’objet d’un suivi et de mesures pratiques pour assurer des substituts, quelle que soit leur nature, en fonction des besoins des hôpitaux», soulignant qu’elle «veille à s’acquitter de son rôle conformément aux lois et règlements en vigueur».
Cette mise au point intervient particulièrement après la réunion, le 13 août à Alger, du bureau politique du Parti des travailleurs (PT) qui a publié un communiqué alertant sur la situation sanitaire nationale. La formation politique a dénoncé une «rareté mortelle» de médicaments dans les hôpitaux, y compris ceux destinés aux traitements anticancéreux.
T. Feriel

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