Oran : Cinq ans de prison requis contre un faux avocat

Le parquet d’Oran a requis, ce dimanche, une peine de cinq ans de prison ferme à l’encontre d’un faux un avocat. Le prévenu est poursuivi pour escroquerie, usage de faux documents administratifs et usurpation d’identité.
La plainte à l’origine de cette affaire a été déposée par une femme affirmant avoir été abusée par l’imposteur. Celle-ci réclame aujourd’hui une indemnisation de 18 millions de centimes. L’Ordre des avocats du barreau d’Oran s’est également constitué partie civile.
Selon les déclarations faites à l’audience, tout a commencé lorsque la victime, dont le frère était incarcéré à la maison d’arrêt d’Oran, a été approchée par l’accusé. Ce dernier se présentait comme avocat et proposait de prendre en charge la défense de son frère ainsi que les démarches pour lui faciliter les visites en détention.
Confiantes, les deux parties se rencontraient régulièrement rue de Mostaganem, où la plaignante affirme avoir remis pas moins de 8 millions de centimes à son interlocuteur, pensant financer une assistance juridique légitime. Mais, lassée de ne constater aucun progrès dans le dossier, la victime s’est rendue au barreau d’Oran pour s’enquérir de la situation. C’est là qu’elle a découvert avec stupeur que celui qu’elle croyait être son avocat n’était en réalité pas inscrit au tableau de l’Ordre. Elle a immédiatement porté plainte à la sûreté urbaine. Alerté, le bâtonnier a confirmé l’usurpation d’identité et une enquête policière a été ouverte.
Les investigations ont permis l’interpellation du suspect. Interrogé, celui-ci a dans un premier temps nié les accusations. À l’audience, il a maintenu sa version : il n’aurait jamais prétendu être avocat, mais se serait présenté comme un intermédiaire capable de solliciter l’aide d’un ami avocat. Malgré ces dénégations, son avocat a plaidé les circonstances atténuantes, invoquant la situation personnelle du prévenu. L’affaire a été mise en délibéré.
Zemmouri. L