Il lui sectionne un doigt avec une épée : Trois ans de prison pour CBV

Accusés de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente, ainsi que de complicité, deux individus ont comparu devant le tribunal criminel d’appel. À l’issue des délibérations, le principal mis en cause, B. Bouziane, a été condamné à trois ans de prison ferme, tandis que sa coaccusée, T. Nacéra, a écopé de 18 mois de prison ferme. Ce verdict intervient après l’annulation des décisions rendues en première instance.
L’affaire remonte au 8 juillet 2024. Ce jour-là, les services de police sont alertés par le personnel médical après l’admission d’un jeune homme aux urgences dans un état critique. La victime présentait deux graves blessures à l’arme blanche : un premier coup porté au niveau de la main, dont l’un des tendons a été sectionné, et un second au bras. Interrogé sur son lit d’hôpital, le blessé, identifié sous les initiales W.M., désigne sans ambiguïté B. Bouziane comme son agresseur, précisant que les faits se sont déroulés au domicile de T. Nacéra.
Au cours de l’enquête, la victime a livré un récit circonstancié. Selon ses dires, il aurait aperçu le mis en cause à proximité du domicile de la jeune femme, muni d’une épée. C’est en s’approchant pour s’enquérir de la situation qu’il aurait été soudainement frappé à deux reprises. W.M., a par ailleurs insisté sur l’absence de tout différend antérieur, affirmant ignorer les raisons de cet acharnement.Confronté à ces accusations, B. Bouziane a reconnu avoir porté les coups, tout en livrant une version des faits radicalement différente. Il a soutenu qu’il se trouvait à l’intérieur du domicile de la jeune femme lorsque la victime, accompagnée de deux complices, aurait investi les lieux, armes à la main. « Pris de panique face à mes agresseurs alors que j’étais seul, j’ai saisi cette épée pour tenter de me défendre. C’est dans ce contexte que j’ai blessé la victime », a-t-il argué. De son côté, T. Nacéra a nié toute implication ou lien avec l’altercation ayant opposé les deux hommes.
À la barre du tribunal criminel, les prévenus ont maintenu leurs déclarations initiales. Le principal accusé a réitéré la thèse de la légitime défense. Face à eux, le représentant du ministère public a requis une aggravation des peines à l’encontre des mis en cause. La défense de B. Bouziane a plaidé les circonstances atténuantes, tandis que le conseil de la jeune femme a sollicité son acquittement pur et simple. Zemmouri L.

 

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