Affaire des 460 kg de kif : 15 ans de réclusion pour l’un des accusés

Le tribunal criminel de première instance près la Cour d’Oran a condamné B.W., à 15 ans de réclusion criminelle, suite à l’opposition qu’il a introduite après son arrestation, alors qu’il avait été condamné par défaut à la perpétuité en 2020.
Les chefs d’inculpation de détention et trafic de stupéfiants, ainsi qu’association de malfaiteurs organisée, ont été retenus contre lui. Cette affaire a éclaté le 9 juin 2016, à la suite d’informations parvenues aux services de sécurité. Un barrage avait alors été dressé à l’entrée de la ville de Maghnia, permettant l’interception d’une Renault 21 suspecte. Les deux individus à bord avaient immédiatement pris la fuite en abandonnant le véhicule. Les éléments de sécurité, lancés à leur poursuite, avaient réussi à interpeller M.Y., tandis que son complice parvenait à s’évanouir dans la nature. La fouille de la voiture avait permis de découvrir et de saisir 329,804 kg de kif. Lors de son interrogatoire, le prévenu arrêté est passé aux aveux, reconnaissant son rôle de transporteur et révélant qu’une autre quantité tout aussi importante de drogue était dissimulée au domicile du nommé A.A., ainsi qu’à bord d’un véhicule de marque Volkswagen.
Se rendant sur les lieux, les enquêteurs ont découvert ladite Volkswagen, immatriculée à Oran, stationnée à proximité de la maison d’A.A., et y ont saisi 131 kg de kif supplémentaires. Les investigations menées par la suite ont permis d’établir que le fuyard de la première opération n’était autre que B.W.
Par ailleurs, la perquisition effectuée au domicile de M.Y. a conduit à la saisie de trois plaques d’immatriculation contrefaites, utilisées par les trafiquants pour tromper la vigilance des barrages sécuritaires.
Les enquêteurs ont également identifié le commanditaire de la marchandise, un certain Miloud. Le kif, importé du Maroc, était stocké chez A.A. où il était conditionné, avant d’être chargé à bord de véhicules pour être acheminé vers d’autres destinations.
Présenté devant le magistrat instructeur près le pôle judiciaire d’Oran, M.Y. a réitéré ses aveux, expliquant qu’il transportait la drogue en compagnie de B.W. et que le chargement s’effectuait dans le garage de A.A.
Il a réaffirmé que les stupéfiants, provenant du Maroc, appartenaient à ce fameux Miloud, tandis que la seconde voiture appartenait à B.W., qui l’avait déjà exploitée pour convoyer de la drogue vers Oran. Il a également précisé que les documents des véhicules étaient falsifiés. De son côté, A.A. a nié en bloc les accusations portées contre lui, prétendant ne connaître M.Y. qu’en sa qualité de voisin de quartier. Toutefois, la triangulation des appels téléphoniques émis et reçus par les suspects a formellement démontré sa complicité.
Zemmouri L.

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