Industrie minière: Un sous-sol à valoriser

Le Gouvernement entend accélérer la valorisation du potentiel minier national à partir de 2027. Recherche géologique, exploration, transformation industrielle et mobilisation des investissements constituent les principaux axes de la stratégie présentée par le ministre des Mines et des Industries minières, Mourad Hanifi, devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale.
L’exploration et la recherche minières seront au cœur de la politique du secteur à partir de l’année prochaine. Présentant les priorités proposées dans le cadre du projet de loi de finances 2027, Mourad Hanifi, a indiqué que l’objectif consiste à mieux connaître le sous-sol national afin de valoriser les importantes ressources minières dont dispose l’Algérie.
Cette orientation s’inscrit dans la stratégie nationale visant à faire du secteur minier un nouveau levier de diversification économique, en complément des hydrocarbures. Les autorités misent notamment sur l’exploitation des gisements de fer, de phosphate, de zinc, de plomb, de marbre, de kaolin et de plusieurs minerais considérés comme stratégiques pour l’industrie nationale.
Le ministre a précisé que le programme public de recherche pour la période 2026-2028 comprend 16 projets dédiés à l’exploration et à l’amélioration de la connaissance géologique du territoire national.
Les données recueillies permettront d’élaborer des dossiers techniques détaillés sur les gisements déjà identifiés ainsi que sur des zones encore insuffisamment explorées. L’objectif est de mettre à la disposition des opérateurs des informations fiables leur permettant d’évaluer les opportunités d’investissement.
Le secteur prévoit également de renforcer la Banque nationale des données géologiques afin d’améliorer la qualité des informations disponibles et de faciliter leur accès aux investisseurs et aux porteurs de projets.
Au-delà de l’exploration, les autorités veulent accélérer le développement d’une véritable industrie minière intégrée. Mourad Hanifi a souligné que le secteur s’attachera à mobiliser davantage les investissements publics et privés, nationaux et étrangers, dans le cadre de la nouvelle loi minière.
L’objectif affiché est de dépasser le simple stade de l’extraction pour développer les activités de transformation et de valorisation industrielle à l’intérieur du pays. Cette orientation répond à la volonté des pouvoirs publics d’augmenter la valeur ajoutée locale, de réduire les importations de matières transformées et de créer davantage d’emplois industriels.
Ces dernières années, l’État a engagé plusieurs projets structurants dans cette perspective, notamment dans les filières du phosphate intégré, du fer de Gara Djebilet et des substances minérales destinées aux industries manufacturières.
Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité de développer des partenariats internationaux « équilibrés » couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, epuis l’exploration jusqu’à la transformation industrielle.
Ces coopérations devront associer financement, expertise technique, transfert de technologies et accès aux marchés internationaux. Les autorités considèrent ces partenariats comme un levier essentiel pour accélérer la modernisation du secteur et améliorer sa compétitivité.
L’Algérie entend également approfondir sa coopération avec les pays africains dans les domaines de la géologie, de la cartographie et de la recherche minière. Cette démarche s’inscrit dans la dynamique de renforcement des échanges économiques avec le continent africain et vise à développer le partage d’expertise, l’amélioration de la connaissance des ressources minières et le renforcement des compétences techniques.

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