ANGEM: 17.000 microcrédits alloués en 2024

Souad Bendjemil, directrice générale de l’Agence nationale de Gestion du Microcrédit (ANGEM), a annoncé que plus d’un million de personnes en Algérie ont bénéficié d’un financement direct pour le développement d’activités économiques à petite échelle, accompagné de services non financiers gratuits.
Présente ce mercredi à l’émission « L’Invité du matin » de la Chaîne 1 de la Radio nationale, Mme Bendjemil a souligné que l’agence a facilité la création de plus d’un million de micro-entreprises depuis sa fondation en 2004, générant ainsi plus d’un million d’emplois.
En 2024, l’ANGEM a permis à plus de 17 000 personnes d’accéder à un microcrédit, tandis que 24 000 autres ont bénéficié de formations visant à renforcer les compétences des jeunes diplômés en gestion d’entreprise et en finance. Ces formations s’adressent particulièrement aux jeunes diplômés d’universités et d’instituts spécialisés, tels que les médecins et les vétérinaires, ainsi qu’aux femmes des zones rurales et aux femmes au foyer désireuses de lancer leur propre activité.
L’agence joue également un rôle clé dans le financement d’activités économiques en zones enclavées, en soutenant les personnes sans revenu stable ou à faible revenu. Ce dispositif contribue directement aux programmes de développement local et à la lutte contre le chômage.
Dans cette optique, l’ANGEM accompagne les porteurs de projets non seulement via le financement, mais aussi en facilitant la commercialisation de leurs produits à travers des expositions locales, régionales et nationales, notamment pour les artisans et petits producteurs.
Consciente des limites des salons physiques, l’ANGEM a récemment encouragé les entrepreneurs à se tourner vers la vente en ligne. Une plateforme numérique d’annonces gratuites a été mise en place pour permettre aux micro-entrepreneurs de promouvoir leurs produits, aussi bien sur le marché national qu’à l’international, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles opportunités d’exportation.
Concernant les modalités de financement, Mme Bendjemil a détaillé plusieurs formules allant du crédit pour l’achat de matières premières, accordé sur l’ensemble du territoire national, il peut atteindre 100 000 DA et est destiné aux entrepreneurs disposant déjà de petits équipements, afin de relancer ou de démarrer une activité au crédit spécifique aux régions du sud, d’un montant maximum de 250 000 DA, qui est réservé à 10 wilayas du sud pour l’acquisition de matières premières en passant par le financement tripartite qui peut aller jusqu’à 1.000.000 DA, qui cible les secteurs de l’agriculture, de l’élevage aquacole, de l’artisanat, des petites industries et des services. L’entrepreneur doit contribuer à hauteur de 1 % du coût du projet.
Dans une perspective d’adaptation à la nouvelle dynamique économique, l’agence envisage de réviser les plafonds des crédits afin de tenir compte de l’augmentation des coûts des matières premières et des équipements nécessaires à la création d’entreprise.
Afin d’illustrer l’impact positif du microcrédit, Mme Bendjemil a cité plusieurs réussites féminines dont celle d’une femme de Tizi-Ouzou, spécialisée dans l’élevage de lapins, dont la production est aujourd’hui prisée par les restaurants haut de gamme, une entrepreneuse de Batna qui a su développer une exploitation florissante de culture du safran, distribuant désormais ses produits à l’échelle nationale ou encore un groupe de femmes des régions sahariennes qui se sont illustrées dans la fabrication et le tannage du cuir, avec une reconnaissance aussi bien locale qu’internationale.
T. Feriel
