« Sommet de Palestine » au Caire : La réponse des pays arabes à Trump

Le « Sommet de Palestine », tenu au Caire, a conclu ses travaux par une déclaration finale marquant la position unifiée des pays arabes face aux événements en cours. Cette déclaration réaffirme le rejet catégorique de toute tentative de déplacement forcé du peuple palestinien ou d’annexion de son territoire, avertissant que de telles actions mèneraient la région vers une nouvelle ère d’instabilité et de conflits.

Les dirigeants arabes ont insisté sur l’importance d’une paix juste et globale garantissant les droits légitimes du peuple palestinien, notamment son droit à un État indépendant et souverain sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale. Ils ont souligné que toute tentative de déplacement forcé des Palestiniens constitue une violation du droit international et un crime contre l’humanité assimilable à un nettoyage ethnique.
La déclaration condamne fermement l’interdiction de l’aide humanitaire à Ghaza par le gouvernement israélien, dénonçant une violation grave du droit international et du droit humanitaire. Elle met en garde contre les conséquences de cette politique sur la stabilité régionale et appelle à une action immédiate de la communauté internationale pour garantir l’acheminement de l’aide.
Le sommet a également approuvé le plan égyptien de reconstruction de Ghaza, en appelant à une mobilisation financière et politique à l’échelle internationale pour sa mise en œuvre. Une conférence internationale pour la reconstruction de Ghaza sera organisée au Caire, en collaboration avec l’Autorité palestinienne et les Nations Unies, afin d’accélérer la réhabilitation du territoire.
Les participants ont accueilli favorablement la formation d’un Comité d’administration de Ghaza, placé sous l’égide du gouvernement palestinien, afin de gérer les affaires locales durant une période transitoire et d’assurer un retour progressif de l’Autorité nationale palestinienne dans l’enclave.
Ils ont aussi réitéré leur opposition à l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie, dénonçant les démolitions de maisons, la confiscation de terres et les incursions militaires dans les villes palestiniennes, qualifiant ces actes d’apartheid et de violations flagrantes des droits fondamentaux des Palestiniens.
Le sommet a insisté sur le rôle crucial de l’UNRWA, agence onusienne chargée des réfugiés palestiniens, et a appelé à la création d’un fonds international pour prendre en charge les orphelins de Ghaza et les nombreux blessés, notamment parmi les enfants.
Les pays arabes demandent également la mise en œuvre des décisions de la Cour internationale de Justice sur les violations israéliennes et réclament des poursuites judiciaires contre les responsables des crimes commis à l’encontre du peuple palestinien. Un comité juridique arabe sera constitué pour examiner la qualification du déplacement forcé des Palestiniens comme un crime de génocide en vertu de la Convention de 1948.
Outre la cause palestinienne, la déclaration condamne les attaques israéliennes contre la Syrie et les incursions sur son territoire, dénonçant une escalade dangereuse qui alimente les tensions régionales. Elle appelle à des actions urgentes du Conseil de sécurité pour exiger le retrait israélien des territoires syriens occupés, en conformité avec l’Accord de trêve de 1974.
Concernant le Liban, les pays arabes insistent sur le respect de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, exigeant le retrait total d’Israël du territoire libanais jusqu’aux frontières internationalement reconnues. Enfin, le sommet réaffirme que le plateau du Golan est un territoire syrien occupé, rejetant catégoriquement son annexion par Israël et exigeant le respect du droit international.
T. Feriel

Bouton retour en haut de la page