Accusé d’être un espion de la France : Sansal, une taupe de Driencourt

Les révélations se multiplient sur le vrai visage de Boualem Sansal. Accusé par la justice algérienne d’« acte terroriste ou subversif », l’écrivain franco-algérien se voit également reprocher d’avoir fourni des informations sensibles à la France.
Selon le journal Ennahar, Boualem Sansal aurait été présenté dans la matinée du jeudi 13 mars à un juge de la 4e chambre du tribunal de Dar El Beida à Alger. À l’issue d’une audition devant un juge, il est visé par un nouveau chef d’accusation. D’après la même source, il aurait, par le passé, livré «des informations et des renseignements sensibles à caractère sécuritaire et économique à un ancien ambassadeur de France en Algérie ».
Arrêté le 16 novembre dernier à l’aéroport d’Alger avant d’être écroué et poursuivi pour « atteinte à l’intégrité nationale », Sansal est désormais accusé d’ « intelligence avec des parties étrangères », en l’occurrence la France, avec qui les relations diplomatiques sont exécrables depuis plusieurs mois.
Ancien fonctionnaire du ministère algérien de l’Industrie, Sansal aurait ainsi livré des informations sensibles à l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt. Pour rappel, sur Boualem Sansal, le président Tebboune a déclaré : « C’est une affaire scabreuse visant à se mobiliser contre l’Algérie. » Le chef de l’Etat a aussi rappelé que le mis en cause est « d’abord Algérien depuis soixante-quatorze ans », et que c’est un « retraité algérien ». Il a indiqué que la veille de son voyage en Algérie, il a dîné avec Xavier Driencourt qui a été deux fois ambassadeur de France, et qui mène campagne pour l’abrogation de l’accord de 1968 et des sanctions contre l’Algérie.
Boualem Sansal a été aussi entendu par le juge sur ses déclarations remettant en cause la nation algérienne et « attentatoires à l’intégrité du territoire national».
Par ailleurs, s’exprimant le 25 février dernier, dans les colonnes du quotidien El Watan, le bâtonnier d’Alger, Mohamed Baghdadi, a assuré que l’écrivain de 80 ans, atteint d’un cancer, réagissait positivement au traitement qui lui était administré. Selon El Watan, Sansal avait décidé de révoquer ses avocats algériens et français pour assurer seul sa défense.
L’ombre du lobby sioniste
Le lobby sioniste qui est hyperpuissant en France a actionné Kamel Daoud et Boualem Sansal, deux pseudo-intellectuels, vénérés par l’extrême-droite française instrumentalisés pour s’attaquer à l’Algérie. Une avalanche de haine a été menée sur fond d’ingérences et d’instrumentalisation de l’arrestation de Sansal et de l’affaire en justice intentée par une citoyenne algérienne contre Daoud. Des déclarations haineuses à l’égard de l’Algérie ont été tenues, récemment au sein du Parlement européen et en France, suite à cette affaire. S’en est suivi une avalanche de haine, d’ingérences et d’instrumentalisation de son arrestation qui a poussé Alger à réagir. Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN) Brahim Boughali, a dénoncé des « velléités d’ingérences » qu’il a qualifiées d’« inacceptables » dans les affaires internes de l’Algérie. Le troisième personnage de l’État algérien a vivement dénoncé l’ingérence du Parlement européen ainsi que de certains cercles politiques et médiatiques français dans les affaires internes de l’Algérie. L’arrestation de Boualem Sansal a réveillé les professionnels de l’indignation et l’agitation d’une partie de la classe politique et intellectuelle française sur ce cas est une nouvelle preuve de la récidive d’un courant « haineux » contre l’Algérie. Un lobby qui ne rate pas une occasion pour remettre en cause la souveraineté algérienne. Selon le communiqué publié sur le compte Facebook de l’APN, M Boughali a qualifié cette ingérence de «tentative flagrante de déstabilisation » visant à détourner l’attention des violations réelles des droits de l’Homme et du droit international dans d’autres régions du monde.
G. Salima
