Relance du complexe d’El Hadjar : Une « priorité stratégique » pour l’Algérie

Trois millions de tonnes d’acier par an : c’est l’objectif de production fixé pour le complexe sidérurgique d’El Hadjar, dont le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a fait jeudi à Annaba « une priorité stratégique » et un « fondement essentiel pour le développement de l’industrie lourde » nationale, à l’occasion d’une visite d’inspection qui s’inscrit dans une longue séquence de tentatives de sauvetage de ce fleuron industriel.
Le ministre a procédé à une évaluation préliminaire de l’état technique, productif et organisationnel du complexe, relevant qu’il dispose d’une « base industrielle considérable » et de « potentialités importantes », même si certaines installations ont atteint le terme de leur longévité supposée, nécessitant selon lui le lancement d’un programme urgent de modernisation.
La feuille de route présentée par Yahia Bachir repose sur quatre axes : le recours aux techniques les plus récentes pour moderniser les moyens de production, l’intégration totale de la chaîne de valeur depuis la réduction directe du minerai de fer jusqu’aux produits finis, le renforcement des partenariats industriels internationaux selon le principe « gagnant-gagnant », et la création de valeur ajoutée et d’emplois pour consolider la souveraineté industrielle du pays.
Le ministre a complété son déplacement par la visite du groupe Ferrovial, spécialisé dans les équipements ferroviaires, dont il a souligné l’importance pour bâtir une chaîne de valeurs intégrée avec El Hadjar, ainsi que par un passage à la Compagnie industrielle des transports algériens (Cital) et sur le foncier industriel récupéré de la commune de Berrahal.
C.A.I
