Saisie de 112 kg de cocaïne : Le dossier devant le tribunal criminel

Selon des sources judiciaires, le dossier concernant la saisie de 112 kg de cocaïne à Oran a été renvoyé devant le tribunal criminel de première instance près la Cour d’Oran. Les faits remontent à la fin de l’année 2024, lorsque les services spécialisés de lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé ont exploité des renseignements relatifs à un réseau d’envergure. Ces informations mettaient en cause un dénommé « Saidou », sur le point d’introduire une importante quantité de poudre blanche à Oran à bord d’un semi-remorque. Selon les mêmes éléments d’enquête, la moitié de la cargaison devait être remise à un certain F.S.A., chargé de la stocker à son domicile situé au quartier Kara (Es-Sénia) en vue de sa distribution ultérieure.
Les investigations ont permis d’identifier le véhicule utilisé pour le transport de la drogue, une Renault Clio 2 de couleur noire immatriculée à Oran. Il est également apparu que le point de rendez-vous pour la remise de la marchandise était fixé à Belgaïd. Placé sous surveillance, F.S.A., a finalement été appréhendé le 15 novembre 2024 vers 4 heures du matin, à El Barki. La fouille de sa voiture s’est révélée fructueuse : les enquêteurs y ont découvert 112,648 kg de cocaïne, ainsi qu’un téléphone portable. Divers documents administratifs ont également été saisis à bord, notamment la carte grise du véhicule établie au nom de K.A., ainsi que des copies d’une carte nationale d’identité au nom de B.A. et de deux permis de conduire appartenant à K.T., et B.A.
Poursuivant leurs investigations, les forces de l’ordre ont identifié un second véhicule impliqué dans ce réseau : une Seat Leon noire stationnée à Khmisti, au centre-ville d’Oran. Son propriétaire, R.S., a été interpellé alors qu’il sortait de son domicile. Lors de son audition, ce dernier a reconnu être sorti de prison en mai 2024 avant de reprendre ses activités criminelles en lien avec une filière opérant dans l’est du pays. L’audience devant la juridiction criminelle devrait permettre d’éclaircir les dernières zones d’ombre de ce dossier au vu des déclarations attendues des accusés.
Zemmouri L.

 

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