Journée nationale de l’artiste : Tebboune protège les créateurs

Lors de la cérémonie organisée hier samedi au Centre international des conférences « Abdelatif Rahal » à Alger, à l’occasion de la Journée nationale de l’artiste, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a rappelé que les orientations du président Abdelmadjid Tebboune insistent sur «la nécessité de protéger l’artiste » et de « créer un environnement propice à l’expression créative ».
La cérémonie, marquée par la remise du Prix du Président de la République pour les jeunes créateurs Ali Maâchi (édition 2026), s’est déroulée sous la supervision du Premier ministre Saïfi Ghrib, mandaté par le chef de l’État. La ministre a souligné que le secteur culturel œuvre à conjuguer textes législatifs, espaces de pratique artistique et initiatives créatives pour atteindre les objectifs fixés.
Elle a invité les artistes à encadrer leurs efforts avec le soutien de l’État afin de mieux s’adapter aux mutations du marché, d’intégrer les étapes de production et de diffusion, et de défendre la qualité de l’art face aux dérives du faux et du superficiel.
Dans le cadre de cette célébration, Algérie Poste a lancé une série de timbres commémoratifs intitulée « Femmes et hommes du cinéma », rendant hommage à des figures emblématiques telles que Mohamed Lakhdar Hamina, Bayouna, Hassan Hassani, Wardia Hamitouche, Sid Ali Kouiret, Chafia Boudraâ et Ahmed Ayad (Rouiched). Pour la ministre, ces timbres constituent « des médailles d’éternité accrochées à la mémoire nationale ».
Malika Bendouda a également annoncé l’activation du Fonds national de développement de l’industrie cinématographique, dont la commission examine actuellement les dossiers d’aide. L’année 2026 verra la sortie de dix films algériens, accompagnée du déploiement de 19 nouvelles salles numériques DCP, avec l’objectif d’atteindre quatre millions de spectateurs d’ici 2030.
Elle a également affirmé que l’État continuera à soutenir les grandes productions consacrées aux symboles nationaux, comme l’émir Abdelkader, et à mettre en valeur la femme algérienne à travers des films dédiés à des figures telles que Warda El Djazaïria ou la résistante Halima.
Dans le domaine théâtral, et à l’occasion du centenaire du Théâtre national, la ministre a annoncé la création d’une instance nationale du théâtre pour accompagner les créateurs et soutenir les projets commémorant un siècle de scène algérienne.
La ministre a aussi annoncé la fondation d’une Institution du Salon du livre pour promouvoir la lecture et structurer le secteur, ainsi que le lancement de l’Orchestre philharmonique international d’Algérie, destiné à représenter la musique algérienne dans les grandes manifestations mondiales.
Enfin, elle a salué la vitalité du paysage culturel à travers la création de nouveaux festivals, dont un festival du livre pour enfants et « Panorama du cinéma », ainsi que le retour de rendez-vous majeurs comme le Festival international de jazz et le Festival national de musique et danse du diwan.
T. Feriel
