Procès en appel lié au terrorisme :10 ans de réclusion pour deux accusés
Le Tribunal criminel d’appel près la Cour d’Oran a condamné les principaux mis en cause dans une affaire d’apologie et de préparation d’actes terroristes visant la sûreté de l’État.
Poursuivis pour complot et utilisation des technologies de l’information pour soutenir des groupes terroristes, M. Houari et B. Abdallah ont été condamné en appel à 10 ans de réclusion criminelle. Un troisième mis en cause, H. Nordine, poursuivi pour non-dénonciation de crime, a écopé de 18 mois de prison ferme. Lors de sa première comparution, il avait été condamné à trois ans de prison ferme.
Les faits remontent au 28 juillet 2024. Il est environ 20 heures lorsque le centre de commandement de la Sûreté de wilaya d’Oran reçoit une alerte via le numéro vert (1548). Au bout du fil, un interlocuteur anonyme utilisant une puce de Djezzy lance une annonce de la plus haute gravité : une attaque terroriste imminente s’apprête à cibler un haut gradé de la 2e Région militaire. Pour appuyer ses dires, la voix soutient qu’un commando lourdement armé de 40 terroristes, venus de Tlemcen, est en route pour exécuter l’assaut, affirmant que le mode opératoire calquerait celui de « l’affaire El Charkaoui ». Avant de raccrocher, l’individu déverse un flot d’injures et d’outrages sur l’Etat.
Face à ce scénario de menace imminente, l’appareil sécuritaire s’ébranle immédiatement. En moins de vingt-quatre heures, l’investigation technique porte ses fruits. Le suspect est localisé et appréhendé par les services de sécurité : il s’agit de M. Houari.
Face aux enquêteurs, le principal suspect commence par nier farouchement l’évidence avant de passer aux aveux. Il reconnaît être l’auteur de l’appel téléphonique, tout en réfutant catégoriquement toute affiliation ou allégeance à une quelconque organisation terroriste. L’enquête a également mis en lumière le rôle central du deuxième accusé, B. Abdallah.
Appelés à la barre, les trois prévenus ont maintenu l’essentiel de leurs dépositions initiales. Prenant la parole, le représentant du ministère public a fustigé la gravité extrême des faits, qui ont mobilisé d’importants moyens et menacé la stabilité publique. Il a requis la fermeté, réclamant la confirmation des peines de première instance, soit dix ans de réclusion contre les deux principaux prévenus et trois années de prison ferme contre H. Noureddine.
Zemmouri L.
